Alexandre Rodchenko (Maïakovski,1926)
À vous toutes
que l’on aima et que l’on aime
icônes à l’abri dans la grotte de l’âme
comme une coupe de vin
à la table d’un festin
je lève mon crâne rempli de poèmes
Souvent je me dis et si je mettais
le point d’une balle à ma propre fin
Aujourd’hui à tout hasard je donne
mon concert d’adieu
Mémoire !
Rassemble dans la salle du cerveau
les rangs innombrables des biens-aimées
verse le rire d’yeux en yeux
que de noces passées la nuit se pare
de corps en corps versez la joie
que nul ne puisse oublier cette nuit
Aujourd’hui je jouerai de la flûte sur
ma propre colonne vertébrale
Vladimir Maïakovski (1893-1930)
Extrait de « La flûte des vertèbres », 1915


caiçara
/ 18/12/2011Une découverte pour moi aussi. Gracias loba
rosamere
/ 17/12/2011Poète exalté, justicié enragé. Un lion qui désespérait des moutons.
rosamere
/ 17/12/2011justicier bien entendu
MicheLLe
/ 17/12/2011Pas de “s ” aurai…….
MicheLLe
/ 17/12/2011Moi aussi j’aime…
Quand j’aurais mal au dos…je penserai à un joueru de flute..qui fait quelques fausses notes!!!
LOOFY
/ 16/12/2011moi je dis que ce qu’il dit, c’est du pipo…
bistroman
/ 15/12/2011C’est pas de l’homéopathie ! Ce sont des gougouttes pour mes yeux tout secs parce que je fume trop et que je passe trop de temps sur l’ordinateur (m’a dit la jeune doctoresse). Un collyre en somme.
Je me suis renseigné, ton Vladimir il ne jouait pas seulement de la flute. C’était aussi un adepte de la roulette russe, d’où sa longévité excessivement courte. Dans les milieux autorisés (Bolchoï, Kremlin) on l’appelait familièrement Maïa. Mais rien à voir avec la petite abeille qui a égayé notre enfance et nous a aussi tant ému. La pauvre bête ne possédait aucune vertèbre alors elle n’a jamais pu s’adonner aux exquis plaisirs de la flute. Mais c’est là une toute autre histoire…
juliette
/ 15/12/2011c’est trop lugubre
faradet
/ 15/12/2011Très chouette…
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leodamgan
/ 15/12/2011Tu me fais découvrir.
Merci.
Dom Dom
/ 15/12/2011Oh que j’aime !!!